La Bourse - notre parcours

Bonjour,
J’ouvre ce topic car je pense qu’il sera intéressant.
L’objectif de ce topic est d’évoquer ce qui nous a conduit à l’univers de la bourse, des marchés financiers et notre parcours d’investisseur.

Dès la fin du collège j’avais une petite appétence pour le milieu de la bourse même si j’ai eu une passion pour les sciences. Ça m’a marqué quand j’ai appris que quelqu’un de la classe voulait faire un stage en banque.
Je n’ai pas pris ce chemin-là mais un moment j’ai pensé à être trader en salle des marchés car c’était pour moi un métier actif, d’analyse où on achetait et vendait des actions pour dégager un profit, je vais ce côté prévision, analyse des graphiques et du contexte économique, et c’était un métier qui permettait d’être riche rapidement (+de 10k€ voire 100k€ par mois). En dehors d’être artiste (chanteur ou acteur notamment), héritier, sportif ou gagnant au loto c’était une des seule voies que je pensais pour devenir riche.

Une chose que j’ai bien compris, c’est que même si j’ai acquis le réflexe assez tard de mettre absolument de côté pour investir en ETF même si je faisais quelques économies, je savais que si un jour je gagnais au loto, c’était de l’argent fossile contrairement à ceux qui ont des revenus et donc que l’argent dépensé il fallait économiser. Mes parents m’ont dit qu’il fallait plusieurs millions d’euros dans le livret A pour vivre de ses intérêts (et récemment j’ai vu que souvent le livret A ne couvre même pas l’inflation ; ce que j’ignorais totalement). J’ai joué au loto et aux cartes à gratter en espérant que le ciel était de mon côté mais ça n’a pas marché et j’ai pris conscience que j’avais vraiment très peu de chance de gagner et que ce n’était pas la solution. J’avais un peu un esprit dépensier car si j’avais gagné au loto j’aurais acheté une villa et une voiture de sport mais avec l’esprit de garder dans le livret A des fonds de côté.

En allant a Jersey une journée , j’ai senti les marchés financiers, ça m’a redonné envie de m’intéresser à la bourse.
Après le lycée, au début des études supérieurs, vers 2011 j’ai pensé à investir. Je ne sais plus c’est les Tuche (car une autre famille s’était enrichi en bourse dans le film) qui m’a relancé la dessus. J’ai un moment contacter le banquier pour investir en bourse mais ces explications n’étaient pas très clair sur le PEA (enfin plutôt je ne comprenait pas vraiment). Pour moi invité dans les actions était antinomique à l’épargne. Ma mère m’a déconseillé d’investir car elle m’avait dit que mon père avait perdu (c’était en effet après les subprime) alors j’aurais pu investi un peu d’argent. La plateforme de ma banque paraissait trop austère. C’est alors que j’ai été dans des sites de démonstration de trading, j’ai failli m’engager dans des options binaires car j’étais très intéressé par miser sur l’évolution de la bourse. J’ai vu beaucoup de publicités.
Mais finalement je n’y ai pas investi car je ne comprenait pas comment on pouvait gagner de l’argent en pariant à la baisse. J’avais quelques doutes en me renseignant dessus.

J’avais entendu parlé des bitcoins mais pour moi c’était le darknet ; un internet pour hacker, geek expert et je ne voyais pas trop l’intérêt d’utiliser cette emonnaie même si j’étais intéressé par le sujet. Quelques années après j’ai appris que certains avaient fait beaucoup d’argent dessus (2016 je crois) mais je me suis dit qu’on allait être au plus haut et j’ai laissé aux oubliettes.

Ensuite je me suis à nouveau intéressé à la Bourse pendant la crise de covid, j’ai même appelé mon banquier et c’était même une opportunité mais étant préoccupé par autre chose, je ne suis pas passé à l’action alors que j’aurai dû.

Ensuite quand LVMH était à 800-900€, j’ai vu un article sur Challenges parlant de sa performance. C’est l’heure que je me suis mis à décider d’investir en bourse et a en acheter une (c’était un gros montant pour moi). Honnêtement j’ai été très déçu ensuite. Mais j’ai continué d’investir. Je suis tombé sur un site ( ADI ) qui m’a appris la bourse (les bases). Je me suis lancé dans les ETF.

C’est que quelques temps plus tard que j’ai vu que les ETF ont été grandement diffusé sur les réseaux sociaux ( notamment par un Matthieu L.).

Ensuite je me suis dit que 8 à 10 % par an (non garanti) c’était pas assez. Je ne voulais pas attendre la retraite pour devenir riche. J’ai vu sur les réseaux sociaux que certains en 5 ans voire moins son devenu riche et montrait leur réussite, une vidéo d’étudiant sans argent à trader multimillionnaire par exemple. Le fait de montrer ses voitures de luxes (Revuelto) , les hôtels, le soleil m’a fait attirer, le fait qu’il soit dynamique.
Envoyant des vidéos d’analyses techniques, je pensais qu’il était pas si difficile de trader mais c’était tout le contraire. J’ai perdu de l’argent. J’ai essayé le scalping en levier mais ce fût un échec. Cela après de gros gain sur des actions en levier sur NVidia après des annonces. Au final j’ai perdu bien plus derrière même si j’ai fait ensuite attention aux pertes et que je gardais un matelas de sécurité.

Maintenant je suis plus raisonnable et je privilégie le spot. Je regarde Xavier Delmas et j’ai découvert Finance Héros, un très bon site :).

Bonjour,

Mon parcours a commencé le jour où nous avons étudié l’actualisation à l’école. Je précise qu’il s’agissait d’une grande école d’ingénieurs et non de l’école de mon village… D’un seul coup, j’ai compris qu’on pouvait par le calcul ramener l’effet de toutes ses décisions à leur “valeur” à l’instant présent ou à leur valeur à un moment futur. Ainsi, avec mes copains, nous envisagions d’acheter un studio aux sports d’hiver et j’ai calculé qu’entre nos découverts autorisés à 0%, un prêt étudiant chacun, et les loyers quand nous ne l’utiliserions pas, nous aurions un studio gratuit en 14 à 16 ans. J’ai acheté le studio (je venais d’avoir 21 ans, pas encore les autres qui m’ont prêté leur part) et en fait, avec le choc pétrolier et l’inflation, le studio a été remboursé bien plus vite. Je me suis ainsi retrouvé avec une rentrée d’argent tous les ans, donc une capacité d’épargne d’autant que je ne dépensais pas la totalité de mon salaire. J’ai racheté les parts des autres, et j’ai essentiellement mis cette épargne en PEL. Du coup, les 16 ans écoulés, j’ai acheté une résidence principale, ce qui a encore augmenté ma capacité d’épargne, les remboursements de prêt étant inférieurs à mes loyers précédents.

Je voulais garder cet argent pour plus tard, mais comment éviter que l’inflation ne me le bouffe ? Là sont apparus les PEA, j’en ai donc souscrit un, ainsi qu’une assurance vie pour que ma compagne puisse racheter ma part de la maison s’il m’arrivait quelque chose. Toujours, ma motivation a été de retrouver plus dans le futur que la valeur présente de mon épargne. Les trucs sécurisés ne protègent qu’à peine de l’inflation, donc j’ai toujours visé d’être très majoritairement investi en actions. J’avais mis quelques sous dans la boite d’un copain, j’en ai mis dans les boites d’un ou deux autres, mais je trouvais ça un peu risqué, donc j’ai acheté des valeurs que j’estimais plus solides sur mon PEA, un peu au hasard, un peu par conviction suivant le principe que je voulais n’investir que dans des boites dont je comprenais le business. Avec internet et les banques en ligne, j’ai ouvert un PEA au nom de ma compagne, où je visais plus de trader pour l’amusement de la chose, par rapport à mon PEA ou à l’AV qui restaient des années sans ordre de ma part.

J’ai ainsi constaté ce que j’ai pu resimuler plus tard, pendant qu’on dort sur ses deux oreilles, le portefeuille se valorise tout seul, en tradant on gagne un peu mais pas du tout autant. Grand utilisateur de l’informatique et d’internet dès ses débuts, j’ai beaucoup appris sur le forum usenet fmf (fr.misc.finances) à son âge d’or. Grand lecteur, j’ai lu beaucoup de bouquins, Niederhoffer, Taleb, etc. Mais encore une fois, c’est mon PEA qui a le mieux progressé pendant que je n’y touchais pas (840 k€ aujourd’hui pour 150k€ investis, et 50k€ de retraits cumulés).

A noter qu’en 2014, j’ai pensé que mettre en bitcoins le revenu du studio pour cette année-là en conserverait la valeur pour ma retraite… Toujours cette obsession de retrouver plus tard au moins la valeur investie. Malheureusement MtGox a fait faillite et j’en ai perdu pas mal dans l’histoire.

Aujourd’hui, j’ai de quoi me payer ce qui me fait envie, et de quoi payer la dépendance qui m’attend probablement vu les affections dont je souffre. C’est venu en dormant parce que je cherchais à ne pas perdre d’argent. Mon PEA, c’est l’inverse de mon jardin, les bonnes plantes y étouffent les mauvaises herbes quand je ne m’en occupe pas.

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Bonjour Michel,

Merci de votre retour ! Intéressant. Ah oui je suppose que vos copains n’avait pas la majorité car c’était avant 21 ans.
Ce que je constate c’est donc que l’inflation est l’ami de celui qui emprunte en banque (à condition de voir son revenu augmenter).
Ce qui paradoxal c’est que là où j’ai gagné le plus en bourse… C’est là où j’ai le moins agi et où j’ai pris mes décisions par moi-même sans être influencé.
C’est une possibilité qui n’est pas rare en bourse et qui tranche vraiment avec les autres types de business où la rentabilité est corrélé à nos efforts. Sur le site avenue des investisseurs je vais à mon lit un extrait de témoignage d’une personne qui était étonné que en bourse contrairement à a ailleurs, les performances sont inversement proportionnelles autant passer (à relativiser certes).

C’est en effet le risque hélas pour vous de ne pas avoir mis vis bitcoins dans une clés ledger (je ne sais même pas si ça existait).

Si j’avais été un utilisateur des sites obscures fond noir et écritures vertes j’aurais certainement eu quelques bitcoins de côté tellement ça vallait rien mais je les aurais peut être perdu.
Je n’ai jamais entendu parlé de votre site. L’année dernière j’ai su qu’un site FTX avait eu le même destin.

J’ai mis énormément de temps avant de constater que le livret A ne battait pas l’inflation car ce dernier mot je ne le connaissais pas.

La première fois que j’ai entendu parler de livret A c’était dans le jeu « la bonne paye ». Mais les taux d’intérêts étaient nettement plus élevés avec 10 %. Chose qui serait vraiment trop beau avec du recul ; de plus c’était 10%/mois.

Honnêtement il y a 10 ans je n’aurai pas tiqué face à des promesses de rendement de 10 % par mois de placement pour un placement sûr*. Maintenant en mettant éduqué financièrement c’est tout autre en sachant que le SP500 fait environ 8% brut par an en moyenne avec des possibles pertes certaines années.

*C’est sans doute ce qui explique pourquoi beaucoup de personnes se font arnaquer.

MtGox réalisait à l’époque 70% des transactions en bitcoin, et était dirigé par un français, Mark Karpeles. C’était donc parfaitement normal de choisir d’y acheter des bitcoins. Certes, c’était un peu un truc de nerd informaticien et mathématicien, mais j’en suis plutôt un.

Pour l’inflation, j’ai retrouvé avec le coup de chaud récent ce qui a favorisé mes débuts : en période de forte inflation, les actions ne se contentent pas de résister (mieux que le livret A, qui a toujours du mal à la battre, même quand son taux est élevé), mais font de forts gains, sans doute parce que les boites sont en position d’emprunteurs et remboursent en monnaie de singe. Si l’inflation repart, ça devrait donc être favorable aux actions comme ça l’a été les 2 ou 3 années passées.