Hausse de la CSG

Bonsoir, le PLFSS 2026 vient d’être adoptée à une courte majorité. Il y aura plusieurs conséquences comme la surtaxe sur les complémentaires santés mais aussi une hausse de la CSG passant de 9,2 à 10,6%.

Elle concernera uniquement les revenus du capital (les livrets réglementés, PER et les assurance-vie sont exclus). Si je comprends bien seul les PEA, CTO et quelques comptes à terme seraient concernés.

Cette mesure touchera les entrepreneurs qui se paient en dividendes (loin d’être souvent de riches personnes) et plusieurs millions de particuliers qui investissent en actions pour leur retraite.

Cette hausse de la CSG devrait être rétroactive sur l’an 2025. Cela risque de ne pas être sans conséquences pour ceux qui ont millimétré leurs budget. Cela pourrait décourager l’investissement en action (investissement qui permet de capitaliser pour sa retraite) et particulièrement le stock picking sur CTO (et il deviendra encore plus difficile de battre le marché fiscalité incluse). Concernant le PEA, il sera touché dès que les gains seront sorties. Au contraire du PER (qui vaut le coup pour les personnes ayant des revenus confortables), le PEA est plus populaire. Ainsi la hausse de la CSG touche les petits épargnants de plein fouet (les grandes fortunes sont touchés mais les holdings diminuent l’effet).

Effectivement, nous suivons cela de près. Mais tant que tout n’est pas entièrement validé, je préfère attendre. Par exemple, j’avais lu que le PER était concerné à l’origine, et pas l’assurance vie. Apparemment cela a changé depuis la semaine dernière.

En tout cas, il va y avoir des mises à jour à faire sur pas mal de pages. :sweat_smile:

Pour le PEA, cela ne fait pas une énorme différence : 17,20% à 18,60% après 5 ans. Bon, c’est toujours 1,40% de performance en moins. Mais c’est toujours “moins pire” que le CTO…

Enfin pour les dividendes, c’était un cadeau de notre cher président pour les plus aisés qui pouvaient se rémunérer à 30% alors que leur TMI aurait dû être de 41% et plus. Mais encore une fois, ce sont les classes moyennes et les petits épargnants qui vont le plus en souffrir.

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Bonjour Antoine, affaire à suivre.

Cela va donner du fil à retordre !

Oui si on garde un maximum de temps dans l’enveloppe du PEA. 82.8/81.4
Eh non, désolé :wink: , bon je pinaille, mais on est à 1,69% environ de performance en moins pour le PEA pour une sortie sur la plus-value. La raison? Parce que pour une plus value de 100 après impôts on partait déjà de 82,8 en restant (donc un chiffre plus petit). Donc l’impact est un peu plus important. En sera à 81,4 contre 82,8 hors 81,4/82,8 = 0,98309 (arrondi) soit 1-0,98309 = 1,691%.

Si je pinaille, ce n’est pas pour rien (pas pour embêter). La réalité c’est que plus on en met, plus l’impact sera élevé. Impact supplémentaire plus élevé pour un passage de 18,6 à 20% (+1,4 point) que de 17,2 à 18,6% (+1,4 point). Pourquoi? Caricaturons pour expliquer par une hypothèse absurde. Admettons un prélèvement de 97,2%, il ne reste plus que 2,8€ pour 100€ de plus-value. Si on passe de 97,2 à 98,6% (+1,4 point) de prélèvement, sur nos 100 de plus-value, il ne reste que 1.4€ soit une baisse de 50% du restant alors que le passage d’un prélèvement de 97,2% à 98,6% pour un relèvement du prélèvement de 1,44% (0.972 x 1,0144 = environ 0,986). Un passage de 17,2 à 18,6% est une augmentation des prélèvement de 8,14% pour une réduction de la plus-value de 1,7% environ. Ironiquement si les prélèvements passaient de 97,2 à 98,6%, il pourrait être annoncé une augmentation de seulement 1,44% des prélèvements mais tout en coupant de 50% les bénéfices de l’investisseur.

C’est là que les chiffres peuvent être dangereux et on peut en faire ce qu’on veut et certaines figures de la vie politique, économique, journalistique peuvent très bien avoir raison mais les chiffres peuvent être trompeur (involontairement ou volontairement (demi-vérités).

Sur le CTO, l’impact est encore plus élevé effectivement de parce que cela n’est pas une enveloppe capitalisante (notamment). C’est, hors intérêts composés (où c’est significativement pire notamment quand il y a des ventes/achats réguliers) 2% de performance en moins sur une année pour un passage de 30 à 31,4% de prélèvement (restant qui passe de 70 euros à 68,6 euros pour 100 euros de plus-value).

Il peut être intéressant de faire des simulations pour une personne qui fait du stock picking sur actions US sur CTO et de comparer par rapport à une personne qui investit sur un ETF synthétique sur SP 500 sur PEA. Il faut un alpha non négligeable pour que cela vaille le coup sans compter le temps de faire les analyses des fondamentaux des entreprises, macro-économiques et accessoirement technique (et pour quelques rares chevronnés : l’analyse quantitative).

Je suis d’accord concernant les dividendes.

J’en profite aussi pour évoquer qu’un dividende peut être défavorable hors enveloppe capitalisante en particulier car la flat tax s’applique directement sur l’intégralité du dividende et non sur la partie en plus-value (à relativiser partiellement car le cours de l’action baisse mécaniquement) d’où le fait qu’une vente en cash peut être plus interessante pour vivre que de percevoir les dividendes. Mais les dividendes ont aussi leur utilité. :wink:

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Bonjour Adrien,

Là ce n’est pas du pinaillage, mais de la précision. :wink:

Effectivement, c’est intéressant d’analyser les chiffres de ce point de vue.

Et à un niveau plus global, c’est quand même dommage de recomplexifier la fiscalité pour les Français. Là où la flat tax avait pour le coup bien fonctionné : peu importe le placement, c’était la même fiscalité de base avec quelques exceptions (AV/PEA).

Concernant le stock picking vs ETF, les sociétés de gestion ont déjà beaucoup de mal à battre les marchés en gestion active. Donc avec une fiscalité et des frais encore moins avantageux (TTF notamment), ce sont les émetteurs d’ETF qui vont être contents…

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