Bonjour @Hugot,
Le nantissement d’une assurance-vie et l’assurance emprunteur ne couvrent pas exactement le même risque.
Le nantissement de l’assurance-vie sert de garantie pour la banque : en cas de non-remboursement du crédit, elle peut se faire rembourser sur le contrat nanti. C’est donc une garantie patrimoniale.
L’assurance emprunteur, elle, couvre généralement des risques liés à la personne : décès, perte totale et irréversible d’autonomie, invalidité, incapacité de travail, voire perte d’emploi selon les contrats. Elle permet de prendre en charge tout ou partie du crédit si l’un de ces événements survient.
Il n’est donc pas forcément anormal qu’une banque ait demandé à la fois un nantissement et une assurance emprunteur, surtout dans un dossier jugé atypique à l’époque : revenus irréguliers, statut d’auto-entrepreneur, montant emprunté important, présence d’un prêt in fine, etc.
En revanche, cela ne veut pas dire que vous devez conserver l’assurance actuelle sans rien faire. Depuis la loi Lemoine, il est possible de changer d’assurance emprunteur à tout moment pour un crédit immobilier, à condition que le nouveau contrat présente un niveau de garanties équivalent à celui exigé par la banque.
Dans votre cas, il serait donc pertinent de :
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demander à la banque la liste précise des garanties exigées ;
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comparer votre assurance actuelle avec des contrats alternatifs ;
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vérifier si le coût de 30 000 € est encore justifié au regard du capital restant dû, de votre âge, de votre état de santé et des garanties ;
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demander éventuellement une délégation d’assurance moins chère ;
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voir avec la banque si une réduction de quotité ou une adaptation des garanties est envisageable, compte tenu du nantissement existant.
Le fait que le capital restant dû soit proche de la partie sécurisée de votre assurance-vie en fonds euros peut être un argument de discussion avec la banque, mais cela ne supprime pas automatiquement l’assurance emprunteur si elle est prévue dans l’offre de prêt.
Vous avez probablement intérêt à faire jouer la concurrence sur l’assurance emprunteur, car c’est souvent là que les économies sont possibles.