SCPI vs Immobilier locatif

Bonjour,

Un sujet que j’ai entendu parlé avec des connaissances, l’investissement dans l’immobilier. Investir dans la Pierre est réputé être en principe stable (même si rien n’est garantie) et peut être réalisé avec du levier (bancaire) dans certains cas.
J’ai cette impression (je ne sais pas ce que vous en pensez) que les nouvelles génération ne veulent plus investir directement dans la pierre .
Je pense qu’il y a plusieurs raisons :

  • les prix de l’immobilier sont trop élevés (ex : 10.000€ le m2 à Paris, 5.000€ vers Nice et 3300€ sur la Cité phocéenne).
  • des taux de crédits élevés qui limitent l’achat.
  • un pouvoir d’achat limité.

Mais aussi et surtout :

  • l’aspect chronophage (les nouvelles générations ne veulent plus perdre leur temps et ont comprit que le temps peut être plus précieux que l’argent).
  • l’hyperconcentration avec l’achat en direct (un appartement de 200k€, c’est un risque que le locataire face à lui seul la pluie et le beau temps sans compter les entretiens, les urgences, l’administratif à gérer et les risques d’impayé, de dégradation…et les problèmes de DPE, de ravalement…).

Aujourd’hui beaucoup veulent de l’investissement passif donc choisissent des SCPI à l’international (je me demande à ce sujet si des lieux comme Dubaï sont des occasions ou pas pour certains et si des fonds français proposent cela) ou en France avec un ticket de quelques centaines d’euros.

En fait, j’ai longtemps cru naïvement avant d’entendre des témoignages ou personnes qui en parlent que posséder de l’immobilier physique c’était être rentier mais c’est un vrai travail de gestion. Certainement parce que je connais une personne qui habite dans un immeuble où le propriétaire possède tout l’immeuble et délègue totalement la gestion.

L’immobilier locatif en direct nécessite souvent soit d’acheter dans l’ancien (mais au risque d’avoir de lourd travaux à réaliser qui peuvent être bien plus important que prévu pour la structure, la DPE, les façades, les mises aux normes électriques…) soit d’acheter dans le neuf mais il faut choisir un promoteur (Century 21, ICADE, Nexity, Pichet…) alors que les SCPI permettent de se dispenser de cela. En contrepartie, il y a des frais.

Quel est votre avis et quel a été votre choix?

Bonjour Adrien,
La gestion, c’est une chose, mais le rendement reste le facteur essentiel, et la législation l’a fait s’effondrer. Les charges ont explosé avec les diagnostics et les obligations d’isolation, avec les règles de copropriété, etc. Les assurances pour compenser les risques sur les locataires bouffent une part du rendement. Et le fisc impose lourdement les revenus locatifs, sans compter l’IFI.
Je suppose que les locations à Dubaï ou ailleurs ont surtout l’intérêt d’échapper au fisc.

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Bonjour @AdrienP et @MichelO ,

Effectivement, c’est un sujet assez brûlant.

Le principal problème de mon point de vue (en plus de la fiscalité rédhibitoire), c’est la législation. À force de protéger les locataires, le risque pour un propriétaire de se retrouver avec un bien squatté ou dont les loyers ne sont plus payés augmentent.

Les exemples ne manquent pas : un Airbnb loué 3 nuits puis squatté. Des locataires qui ne payent plus leurs loyers et ne sont pas expulsables. Ou quand le bien est récupéré, il est tellement dégradé qu’il faut le revendre par manque de moyen pour effectuer les travaux… En attendant le crédit court toujours.

Donc aujourd’hui, si je dois investir dans l’immobilier = SCPI. Certaines offrent des rendements supérieurs à un investissement locatif en direct, sans les contraintes citées plus haut. Et je suis prêt à payer un peu plus cher ma tranquillité. Tout comme je devrais payer une agence immobilière ou un gestionnaire de bien pour un investissement en direct.

Les tickets d’entrée sont de quelques centaines ou milliers d’euros, ce qui les rend accessibles à tout le monde. Et je regrette de ne pas en avoir acheté plus tôt. :sweat_smile:

Et surtout, vous pouvez investir en SCPI via une assurance vie, avec tous les avantages fiscaux que cela représente.

Après, le marché immobilier en France va mal pour de nombreuses raisons qui s’accumulent : pas assez de constructions dans le neuf (problèmes géopolitiques, réforme du Pinel, explosion des coûts, contraintes écologiques…), fiscalité, taxe foncière qui explose suite à la suppression de la taxe d’habitation (payée auparavant par les locataires, maintenant ce sont les proprios qui passent à la caisse), incertitude sur la sécurité et le paiement des loyers, etc…

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Franchement le discours pro-SCPI j’ai du mal. Avec du levier sur du LMNP en province tu peux être rentable dès la première année, chose quasi impossible en SCPI où le rendement net après frais d’entrée et fiscalité reste plutôt faible. Oui la gestion c’est du taf, mais c’est aussi là que tu crées ta valeur. Le tout c’est de bien choisir sa ville et son bien, perso je m’appuie sur Lybox (https://www.lybox.fr) pour scanner les annonces et calculer la rentabilité direct, ça fait gagner un temps fou.

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Bonjour Mathieu,

J’aimerais voir les comptes d’un exemple réel passé, avec les travaux, les charges, la recherche du locataire, les impôts fonciers, l’impôt sur le revenu locatif, etc… Les promesses oublient facilement quelque chose.

Bonjour Michel,

Aucun projet ne se passe de la même façon, donc il est difficile de faire une généralité. Ce qui est sûr, c’est que les rendements en direct sont plus importants que via une SCPI : dans une SCPI, vous payez quelqu’un pour faire toute la gestion à votre place et cela a un coût.

La réflexion sur le rendement est bonne, mais comme tout investissement, ce n’est pas le seul critère ; le temps à consacrer est aussi un point important, ainsi que le stress que l’on peut avoir (impayés, travaux, changement de locataires…).

Pour ma part, avant d’avoir des enfants, je retapais des ruines avec au bout des rendements > 15 % ; maintenant je cherche plutôt des projets simples avec rafraîchissement ou déjà loués entre 9 et 11 %, et peut-être que plus tard je choisirai quelque chose de 100 % passif.

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Ce n’est plus tout à fait vrai : il existe aujourd’hui des SCPI sans frais d’entrée et avec des rendements supérieurs à 5%. La contrainte étant de ne pas revendre les parts avant X années sinon frais de sortie. Et les délais de jouissance sont de quelques mois. Pour la fiscalité → investissement via une assurance-vie. Loyers sans frottement fiscal et possibilité de les capitaliser sur un fonds euro.

En tant que co-créateur de Lybox, je comprends que vous prêchiez pour votre paroisse et j’ai un peu de mal avec le discours pro-LMNP… Non je plaisante. :slight_smile: Chacun son point de vue et ses objectifs.

Je préfère gagner 5% à 7% à « ne rien faire » plutôt que 15%, malgré la satisfaction que la création de valeur peut apporter.

Enfin, toute la partie gestion par la suite est beaucoup plus simple : pas de notaire ou de frais d’agence pour revendre son bien immobilier. Pas d’impôts sur la plus-value immobilière. Revente des parts ultra-simple via une assurance-vie. Fiscalité bien plus intéressante à la succession, etc…

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J’ai du mal à croire que les 9-11% soient ce qui reste après avoir amorti les travaux, la taxe foncière, soustrait l’imposition, payé les mises aux normes et les diagnostics, etc. Bien sûr, si on fait les travaux soi-même, qu’on oublie les diagnostics et de déclarer le revenu, etc…

J’ai un appartement en LMNP que je gère en direct (donc pas d’intermédiaire de gestion) et je vais le vendre. Pourquoi?
1/ Nous ne sommes pas à l’abri d’un locataire indélicat ou mauvais payeur.
2/ Fixer librement le prix du loyer n’est plus possible (zone tendue), même si la demande est forte et si le bien justifie un prix supérieur.
3/ La fiscalité évolue vers du confiscatoire… Je suis en microBIC et l’abattement sur les revenus a failli passer de 50 à 30% en 2026. Ca viendra forcément un jour vu l’état des finances publiques et l’incapacité de nos dirigeants à baisser les dépenses.
4/ Réglementations et normes en tout genre nous imposent des frais: DPE, diagnostique technique, rénovation énergétique, remise aux normes des ascenceurs, etc…
5/ Même sans « trou » dans la location, ce LMNP me rapporte entre 2,5% et au mieux 4% avant impôts…
Donc je vais le vendre, avec une belle plus-value et basculer sur des SCPIs.

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Un rendement annoncé est toujours annoncé avant imposition, les impots sont propre à chacun.

Lybox est effectivement un très bon outils fait par des gens formidable :slight_smile:

Blague à part, sans spécifiquement parlé de LMNP, j’ai une préférence pour l’immobilier physique que les SCPI.

A chacun de ce faire son propre avis suivant ses objectifs.

Bon, 9-11% c’est très élevé, proche des taux d’appel mensongers, voire des arnaques. Quand celui qui vous le propose ne veut pas détailler, je reste à l’écart. Point.

Avant de comparer SCPI et immobilier locatif, vous passez tous à côté de la vraie question : qui êtes-vous, vous, en tant qu’investisseur ?

Parce qu’il n’y a pas de meilleur choix universel : il y a un choix adapté à un profil.

Je suis architecte, issu d’un environnement très lié au bâtiment. J’ai un réseau solide (entrepreneurs, promoteurs, agents, marchands de biens), ce qui me permet d’accéder à des opportunités parfois hors marché. Je sais identifier très rapidement le potentiel d’un bien, et la gestion des travaux fait partie de mon quotidien (une vingtaine de chantiers par an). Dans mon cas, la question ne se pose même pas : l’immobilier en direct est une évidence.

Mais ça ne veut pas dire qu’il faut être architecte ou dans le bâtiment pour se lancer. J’ai aussi dans mon entourage des profils très différents : des personnes simplement bricoleuses, avec du goût, capables de créer de la valeur par elles-mêmes. Et ça fonctionne très bien.

À l’inverse, pour ceux qui ne s’y connaissent pas ou ne veulent pas gérer, il existe une autre approche : déléguer. J’ai des clients qui achètent un bien brut, me confient entièrement le projet, puis louent ou revendent ensuite. Oui, mes honoraires impactent la rentabilité, c’est un coût, mais c’est aussi le prix de la tranquillité. Leur implication est quasi nulle.

Et il y a un point souvent sous-estimé : l’effet coup de coeur. Un bien bien pensé et bien réalisé se loue très vite et attire un meilleur profil de locataire, et en cas de revente, peut largement dépasser les prix du marché, j’ai pu le constater à de nombreuses reprises.

En revanche, cette logique est incompatible avec une approche purement « optimisation de rendement à court terme en dépensant le moins possible ». Si c’est ça l’objectif, alors oui, go SCPI.

Mais de mon point de vue, l’immobilier en direct permet d’aller chercher des performances bien supérieures avec en plus la satisfaction de créer de la valeur.

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Complètement d’accord, MAIS la tendance est malheureusement de plus en plus à réguler le marché (zone tendue à loyers encadrés, requisitions, …) et c’est rarement au bénéfice de l’investisseur privé. La crise du logement en France n’est pas terminée !

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Je ne suis pas vraiment d’accord avec cette lecture. L’immobilier, comme la bourse, c’est un jeu avec des règles, et ces règles évoluent. Le sujet, ce n’est pas qu’elles changent, c’est de les connaître et de savoir s’y adapter. L’encadrement, les contraintes, les normes… ce n’est pas nouveau. Ça complexifie parfois, mais ça ne rend pas l’investissement mauvais pour autant. Au contraire, ça fait surtout le tri entre ceux qui subissent et ceux qui savent en tirer parti.

Dans un marché contraint, il y a souvent encore plus d’opportunités pour ceux qui savent lire entre les lignes. Aujourd’hui, beaucoup de biens ne se vendent pas ou mal parce qu’ils nécessitent des travaux importants. Ça fait peur, donc les prix baissent. Là où certains voient un problème, d’autres comme moi voient une opportunité : acheter moins cher, rénover ou repenser le bien, créer de la valeur… et au final faire une vraie plus-value, que ce soit en location ou à la revente. Évidemment, ça demande des compétences, ou quand on ne les a pas, de savoir s’entourer.

La très grande majorité des projets que je réalise sont des rénovations, et une bonne partie concernent de l’investissement, que ce soit en province, à Paris ou au Luxembourg. Si c’était si compliqué ou que ça ne fonctionnait pas, les gens ne le feraient tout simplement pas.

Donc dire que le contexte est de plus en plus défavorable, je trouve ça un peu réducteur. Il est surtout plus exigeant. Et comme souvent, ce sont justement ces contextes-là qui offrent le plus d’opportunités à ceux qui savent comment jouer.

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Bonjour ACN,

Je pense que vous sous-estimez la difficulté pour quelqu’un qui n’est pas de la partie. Ma mère était ingénieur béton, mon beau-père entrepreneur monuments historiques, nous avons pris un cabinet pour le suivi des travaux et choisi les entrepreneurs que nous savions performants. Tout s’est superbement passé. Mais si vous devez confier le truc à un maitre d’oeuvre que vous choisissez au hasard, lui et les entreprises avec lesquelles il a des accords, bonjour les délais et les surcoûts. Vous avez vite fait de perdre une année à la mise en location, et d’avoir des malfaçons que les premiers locataires ne manqueront pas de relever et de dénoncer sur internet si c’est une location saisonnière.

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Bien sûr, comme partout, il y a des bons et des mauvais. Mais on ne choisit pas un archi ou un maître d’oeuvre au hasard. On se renseigne, on regarde les réalisations, les avis, on active le bouche-à-oreille. Avec les bons interlocuteurs, ça se passe très bien, vous en êtes la preuve.

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Bonjour à tous, je vous remercie pour vos réponses. Je vois que c’est topic a du succès !:slightly_smiling_face:

Veuillez m’excuser j’étais assez occupé et le temps me manque en ce moment. Effectivement il y a pas mal de normes, peut être trop même si à la base, cela part sur une bonne volonté : avoir un logement à minima décent, respecter l’environnement. Effectivement l’imposition est importante pour financer notre modèle social mais aussi hélas la charge de la dette voire la dette de la dette ce qui ennuyeux.

Il y en a qui joue à Dubaï avant tout pour la rentabilité il y en a qui achètent parce qu’il profitent de la baisse du prix de l’immobilier (je ne serai pas étonné qu’il reparte très prochainement à la hausse car je pense que cette baisse est bien momentanée ; je peux me tromper mais il semble que l’on aille sur un fin de crise). Ce qui s’appelle imposition à Dubaï doivent quitter la France mais aussi ne plus percevoir de loyer (ou presque) et pas d’activité commercial qui touche majoritairement les français (après je ne suis cependant pas spécialiste).

Si une période de tolérance de quelques mois est acceptable je trouve en cas de difficulté de locataires, je peux comprendre mais je comprends beaucoup moins cette surprotection des squatteurs.
Le cas du logement dégradé évoqué par Antoine est une double peine qui en fait une grande triple peine j’ai l’impression…

Le choix des SCPI en assurance vie plus largement à mon avis être envisagé par une grande majorité d’investisseurs passifs. Et même si elle rentabilité peut être inférieure (pas toujours le cas), la tranquillité d’esprit et le temps économisé peuvent largement va voir le coup je pense.
Il y a tous les problèmes évoqués par Antoine mais aussi certains ne vendent pas parce que on contracté un crédit à 1 %. Ils ne veulent pas vendre pour acheter avec un crédit plus cher (3,5-4% d’intérêt) et il y a encore bien d’autres raisons.

Oui bonjour Mathieu, certaines villes comme Saint-Étienne offre un bon rendement locatif.
Bonjour Michel, peut-être que des personnes comme M. Nicolas Popovitch ou Mme Tanja Milteitic pourraient vous renseigner par leur expérience (connus sur les réseaux sociaux). D’ailleurs ces deux personnes ont déjà retapé des logements comme le fait Mathieu.

J’en profite qu’il existe aussi un système par exemple dans les stations de ski où on peut acheter un logement pour pas trop cher mais avec un contrat avec un gestionnaire. On peut profiter des services comme la piscine, la salle de sport mais on a quelques semaines de liberté dans son appartement. Le reste du temps c’est avec des locataires gérés par l’entreprise. Il y a des prestations de nettoyage. En revanche il ne faut pas laisser ses affaires personnelles entre les semaines de présence.

Quand vous remboursez après vous avez soit la possibilité d’avoir des revenus passifs (le gestionnaire se sert mais l’entretien et la location se fait par la société) en gardant le système de quelques semaines par an. Je n’ai pas entendu parler de cela sur les réseaux sociaux mais ça existe (je connais une personne qui l’a fait) par exemple dans les stations de ski.

Sinon il y a un ancien collègue qui m’a parlé de rendement à 13-15 % par exemple mais c’est pour prêter de l’argent à des gens ou société qui veulent faire des travaux pour parfois faire un autre usage (mais c’est risqué, quand les banques sont frileuses, il y a certes parfois quelques garanties relatives…mais un défaut peut arriver et un défaut sur 10 projets peut ruiner un bon rendement).

C’est dommage de constater ce qui se passe en France (crise immobilière et perte de confiance des investisseurs).

Je peux comprendre le plafonnement du prix des loyers (mixité sociale nécessaire pour l’égalité des chances, la mixité social, éviter d’avoir des sans abris, la cohésion et d’avoir des personnes apportant du service pour les villes). Éviter la ghettoïsation (si les grandes villes n’ont que des riches et autour que des revenus modestes) pouvant générer de l’insécurité me semble important. Apres je pense que cela devrait être corrélé au pouvoir de l’achat ou au salaire médian. Il faudrait d’abord donner le pouvoir aux gens de gagner plus pour pouvoir ensuite faire augmenter les prix mais il est vrai que les coûts des travaux et du foncier pese de plus en plus chez les propriétaires. Des tests de déplafonnement dans certains lieux précis pour voir l’étude d’impact, pourquoi pas.

Michel : honnêtement 9-11% cela ne me paraît pas si élevé et c’est légèrement plus élevé que le SP500 sur ces 20 dernières années. Après je peux comprendre vos doutes. Tout dépend de où c’est. Sur Paris c’est beaucoup (mais possible sur des logements « placard »). Certaines villes comme Viry Chatillon semblent très attractives et atteindre ses rendements semble réaliste je pense.

Je trouve très pertinent ce que dit ACN. On peut déléguer (si on ne veut/ne peux pas le faire) la rénovation et le design. Certains font des très beaux projets de loft par exemple ou de mettre en valeur une grange en la transformant en appartement. On peut gagner à long terme mais aussi gagner en plaisir (mais cela demande de la patience et du talent si on y met la main à la pâte).
Il y a toujours des opportunités mais effectivement cela demande des connaissances plus importantes.
Effectivement ce que dit Michel est à considérer (malfaçons, délais, surcoûts).

Merci pour ton retour Adrien. Le système en station de ski que tu décris c’est du para-hôtelier avec bail commercial, la fiscalité peut être sympa mais attention au gestionnaire et aux clauses du bail, pas mal de monde s’est retrouvé coincé avec des loyers bas et des frais qui mangent la renta. Pour Saint-Etienne oui c’est une vraie piste, par contre faut bien cibler le quartier, certains coins sont à éviter.

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Bonjour Adrien,

Pour le ski, ce que j’avais était un studio avec cave, où je pouvais laisser quelques affaires (skis, chaussures, etc.). Mais il ne faut pas rêver, ça ne payait guère plus que le Brest-Genève en avion, les forfaits, la location de skis, la bouffe et les à côtés là-bas. Des vacances gratuites, en somme, mais pas énormément plus vu que les charges montent vite et que les loyers ne sont significatifs que 3-4 mois par an.

9-11%, c’est nettement plus que le S&P sur le long terme (n’oublions pas que nous venons de vivre 3 années favorables). Avec moins de risques ? Ne rêvons pas. Le problème, c’est que tous ces gens comptent en brut de brut, et que ce sont les frais qui augmentent lourdement ces derniers temps. C’est aussi que l’inflation a été forte, et a fait monter artificiellement les prix de l’immobilier, donnant une illusion de plus-value. Or déjà entre le net vendeur et le net vendeur + l’inflation+la taxe foncière, ce sont 15-20% qu’il faut rattraper avant de faire le premier euro de bénéfice.

J’oubliais aussi une chose dont je discutais à ma maison de vacances avec notre notaire retraité qui habite dans le coin. Quand vous leur demandez un devis, les bons artisans dans tout le département disent « je passerai vous en faire un la semaine prochaine »… et ne viennent pas. Si vous leur téléphonez trop souvent pour le réclamer, ils vous bloquent. Et si vous êtes leur copain d’enfance, ils vous promettent de faire les travaux dans 18 mois, même si vous les payez au cul de la charrette et que vous leur envoyez une boite de chocolats à Noël.

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