Bonjour,
Je souhaiterais savoir si vous connaissez bien les warrants ? Tu as permis d’avoir un effet de levier mais avec des risques. J’ai l’impression que plus le temps passe, plus son argent peut s’éroder. Préférez-vous les warrants, les options ou les CFDs ? Sans doute que chacun ont leur avantage pour des stratégies différentes.
Bien entendu c’est stratégie sont bien plus risqué que l’investissement spot sur le même sous-jacent.
On notera la rareté de voir des explications sur les warrants, les options par rapport au fonctionnement des ETFs.
Nota : j’avais entendu parlé des ETFs leverage de Matthieu Louvest avec le risque d’érosion par le beta slippage à long terme.
Bonjour Adrien,
Je crois l’avoir déjà dit, les warrants ou les options sont des produits où il faut que quelqu’un perde pour qu’un autre gagne, et même perde plus vu la commission du broker. Il y a dans le jeu des spécialistes très compétents, donc le petit investisseur sans connaissances ni outils particuliers, et défavorisé par les spreads et les commissions, n’a à peu près aucune chance de ne pas perdre.
J’ajoute qu’une bonne culture statistique est nécessaire à en comprendre le fonctionnement. Il faut comprendre ce que sont une densité de probabilité et une espérance mathématique, et qu’à tout instant la valeur d’une option est égale à l’espérance mathématique de sa valeur à l’échéance. Si vous achetez une option, votre espérance de gain est donc nulle, sans parler des frais et des spreads.
Bonjour Michel,
Oui je vois. Et cela demande des compétences. Mais il me semble que les options peuvent être utilisé comme assurance pour se couvrir des baisses or nous sommes en période baissière. Il me semblait que quand on vend un call sur une action que l’on a déjà, statistiquement ça pouvait être légèrement positif au niveau espérance de gain (mais je peux me tromper).
Bonjour Adrien,
Oui, on peut utiliser les options pour se couvrir en période baissière. Evidemment, il vaut mieux commencer avant la baisse en question. Mais ça coûte cher, donc le principe consiste à abandonner les éventuels gains au delà d’un certain niveau pour payer la protection. Prenons l’exemple de LVMH, supposons que vous ayez 20 LVMH qui valent aujourd’hui 9200€ et que vous vouliez limiter jusqu’à la fin de l’année votre perte à 400€ si LVMH s’effondre. Vous allez acheter deux put 440 décembre (environ 890€), et comme vous ne voulez pas payer près de 10% de la valeur de votre ligne pour cette protection, vous allez vendre 2 calls 480 décembre (environ 900€), ce qui vous laissera 10€ et 150€ de dividende.
Vous aurez ainsi en fin d’année, très probablement, une ligne dont la valeur se situera entre 8960 et 9760€, entre la valeur des actions et celle des options. Je dis très probablement parce que il peut arriver que vous soyez “assigné” (on dit que ça n’arrive jamais, mais je peux témoigner que ça arrive) et que vous ayez dû vendre vos actions au type qui vous avait vendu les calls, auquel cas vous pouvez n’avoir que 9610 si c’est arrivé avant le détachement du dividende.
Vous aurez donc fait entre min -2.6% et max +6% sur vos 9200€. Pas reluisant…
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Bonjour Michel,
C’est très clair, merci pour cet exemple concret sur LVMH. On comprend bien que la protection du capital via ce tunnel se paie par un plafonnement assez strict de la performance.
Pour éviter l’assignation, une parade je pense est de le faire sur des options européennes et non américaines. Pourquoi ? Les options européennes bien que critiquées par des investisseurs en raison de leur plus faible flexibilité, on l’avantage dans ce cas précis de ne pouvoir être exercés qu’au jour précis de l’échéance contrairement aux options américains qui peuvent être exercés à tout moment.
Bien sûr, mais en Europe, l’immense majorité des options accessibles sont … de type américain. Donc il faut ouvrir un compte de trading sur IB, y mettre suffisamment de cash, trouver les options de type européen, etc. etc. Ce qui n’a rien d’impossible, mais est quand même un peu démesuré si on n’est pas un gros investisseur.
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