Bonjour,
Je ne suis pas sûr d’avoir bien identifié le problème, mais je donne toujours mon avis.
Les plus-values ne s’additionnent pas en pourcents (d’ailleurs, il ne faut jamais raisonner en pourcents, c’est bon pour les journalistes). Prenons une valeur dont vous acheté 100 à 100€ l’année N sur votre PEA, qui vaut 110 soit 10% de plus au début de l’année N+1, 105 soit 4.5% de moins l’année N+2, 120 soit 14.3% de plus l’année N+3. La plus-value est de 20. Accessoirement, ça fait 20% et pas exactement 10-4.5+14.3. Maintenant, supposons qu’elle ait en plus distribué chaque fin d’année une action gratuite pour 10 et versé un dividende de 2€. Vous voyez que les calculs en pourcents sont inextricables. Pour ceux en valeur, vous pouvez utiliser votre relevé de compte qui va vous dire, si vous n’avez que cette ligne-là, que vous avez maintenant, en milieu d’année N+3, 132 actions à 120€ et 672.5€ de liquidités correspondant aux dividendes accumulés. Votre plus-value est alors de 132x120-100x100+672.5=6512.5€, soit 65.1 %. Si vous soldez votre PEA, le fisc va vous prendre 18.6% de CSG sur les 6512.5 de plus que vous retirez du PEA que vous n’y avez mis, il va vous rester 15301.17€, donc une plus-value de 5301€. Si vous avez fait des aller-retour sur votre ligne, par exemple en revendant 50 actions quand elles étaient hautes et en en rachetant 60 quand elles étaient basses, les plus-values restent faciles à calculer et représentatives, ce sont la valeur globale à la sortie moins le montant que vous avez globalement versé sur votre PEA.
Donc je résume, vous investissez un montant M1, vous disposez quelques années plus tard d’un montant M2, la plus-value est M2-M1, c’est ce qu’on apprenait de mon temps à l’école primaire.
Où ça se complique, sur un CTO, c’est que le calcul est fait à chaque opération de versement de dividende ou de concrétisation, par une vente partielle, de vos plus-values. Pour chaque action, vous allez alors avoir un prix de revient (moyen pondéré) fiscal correspondant à la somme de vos achats divisé par le nombre d’actions achetées, indépendamment des ventes que vous pouvez avoir réalisées (et sur lesquelles vous pouvez avoir fait plus- ou moins-values). Donc si vous avez acheté 100 titres à 100, revendu 50 à 120, racheté 60 à 90, vous et moi considérons que vous avez 110 titres à de nouveau 120 qui vous ont coûté 10000-6000+5400=9400, vous avez une plus value de 13200-9400=3800. Eh bien le fisc, et par conséquent le banquier, pas du tout. Il considère que vous avez un prix de revient unitaire moyen sur vos achats de 15400/160=96.25 et que vous avez déjà payé pour une fraction de vos plus-values lors de la vente des 50 titres.
Donc je suis d’accord avec vous que ça devient impossible de savoir à partir de ces éléments quelles sont vos plus-values réelles.
Je ne vois pas d’autre solution pour gérer son portefeuille que de conserver, pour chaque ligne, la somme des montants investis plus les frais et impôts spécifiquement payés moins les ventes partielles et les dividendes reçus. Le pire est que je n’ai pas vu de logiciel qui le fasse, et que je remplis des cahiers quadrillés en essayant de ne rien oublier…