SCPI capital variable..capitale fixe

Bonjour,

J'ai pu lire que la SCPI PFO2 devra suspendre la variabilité du capital. Quid des épargnants ayant souscrit sur cette SCPI par le biais de l'assurance vie ? Peuvent-ils aussi être impactés ?

Bonjour @Petitinvestisseur ,

Cela dépend de l'assureur. Celui-ci est censé assurer la liquidité, et donc vous permettre de revendre vos parts, quitte à vous les racheter le temps de pouvoir les revendre ensuite. Mais dernièrement, j'ai entendu que certains assureurs n'assuraient pas une parfaite liquidité sur les SCPI. Donc à voir au cas par cas.

Pas facile de s’y retrouver pour investir donc..

Je pensais que le mécanisme d'investissement était un peu plus « cadré ».

Je rebondis aussi sur l’annexe produit par Spirit sur lequel a répondu je crois @Antoine indiquant qu’il rappelait simplement des règles déjà communes à tout assureur. Mais certains n’ont justement pas produit d’annexe pour le rappeler d’où ma question.

bonjour, indirectement cela peut aussi concerner les détenteurs via une assurance vie. Tout dépend toutefois de la façon dont l'assureur gère l'unité de compte concernée. En général, l'impact se situe davantage au niveau de la liquidité et des conditions de rachat qu'au niveau de la détention elle-même. Le mieux reste de consulter les informations communiquées par votre assureur ou de le contacter directement pour connaître les conséquences précises sur votre contrat.

Bonjour ! Et merci pour votre commentaire :slight_smile: .

J’avais notamment en tête Spirit 2 qui a publié un nouvel avenant autorisant temporairement d’interdire tout rachat si l’assureur le souhaitait.

Un conseiller en investissement m’avait mis en garde par rapport à Iroko zen dans la mesure où il y a une telle collecte. Par exemple Spirica a atteint 15% de détention de parts si j’ai bien compris (d’où l’arrêt de la commercialisation de cette SCPI chez Spirit 2). Que se passerait-il si l’assureur décidait de racheter ses parts d’un point de vue liquidité ?

Bonjour,

Si l'assureur détient une part importante d'une SCPI et décide de réduire fortement son exposition, cela peut effectivement créer une pression sur la liquidité, surtout si le marché secondaire est déjà tendu.

Dans le cas d'une SCPI à capital variable, la société de gestion dispose de plusieurs mécanismes pour gérer les souscriptions et les retraits, mais si les demandes de sortie deviennent supérieures aux entrées, les délais peuvent s'allonger. Pour les détenteurs via l'assurance vie, tout dépend ensuite de la politique de l'assureur et des clauses prévues dans le contrat.

C'est d'ailleurs ce qui explique les mesures de prudence prises récemment par certains assureurs concernant certaines SCPI très collectées.

Le risque principal n'est donc pas forcément une perte immédiate de valeur, mais plutôt une liquidité moins fluide qu'attendu en cas de tension sur le marché.

Bonjour Thomas,

Merci pour ce retour qui apporte des compléments intéressants.

Spirica prévoit par exemple un blocage temporaire des rachats en cas de tension. Pour vous, est-ce rédhibitoire pour investir dans ce type de contrat ?

Par ailleurs, sans avenant, certains assureurs n’ont-ils pas été difficulté pour rembourser certains épargnants (cas de PFO2 par exemple) ? Finalement, avenant ou non, ne peut-il pas se produire le même résultat en cas de tension ?

Avenant ou non, si le marché se grippe vraiment, le résultat sera le même. L'avenant Spirica formalise juridiquement ce qui peut déjà arriver de facto, ça ne supprime pas le risque, ça le clarifie juste.

Pour PFO2 sans avenant, certains assureurs ont effectivement eu des difficultés. La vraie protection c'est la solidité de l'assureur et la diversification des SCPI en portefeuille, pas la présence ou l'absence d'une clause contractuelle.

À mon sens : SCPI en AV c'est bien pour l'enveloppe fiscale, mais faut pas compter sur une liquidité parfaite quand les marchés se tendent.

Bonjour @Mathieu et merci pour ce retour !

En direct ce n’est pas plus secure niveau liquidité ?

Pas vraiment non. En direct capital variable, c'est la SCPI elle-même qui peut bloquer les rachats si les sorties dépassent les entrées. C'est ce qui s'est passé avec PFO2 ou Accimmo Pierre : des délais de 12-18 mois.

La seule nuance en AV, c'est que certains assureurs ont des obligations contractuelles et rachètent les parts sur leurs fonds propres si besoin. Dans ce cas précis, l'AV peut être plus souple que le direct. Ça dépend vraiment du contrat.

Le problème de liquidité est inhérent à l'actif, pas au canal. Faut juste ne pas avoir besoin de cette liquidité à court terme.

@Mathieu merci encore pour ces informations ! Comment peut-on connaître la politique de l’assureur (éventuels rachats sur fonds propres) ? Je n’ai rien trouvé concernant Spirica.

J’imagine que pour Corum qui passe sans intermédiaire c’est peut-être différent.