Comment choisir ses ETF et constituer un portefeuille?

Bonjour MichelO et merci pour ce regard portē sur le paysage économique comme je suis néophyte tout ceci me paraît très compliqué d’une part les analyses contextuelles que je comprends et d’autre part les analyses fondamentales que je ne sais pas analyser . Le principe des etf est plus abordable mais je suis tiraillé par l’envie d’acheter quelques titres . Les actions à caractère défensif me paraissaient être un bon point de départ mais lorsqu’on regardé les cours il a souvent eu un rebond récent et paf c’est un peu dissuasif .exemple avec neslé . LVMH reprends du poil de la bete L’Oréal en dent de scie et concernant le secteur santé certes les poids lourd du secteur ne vont pas couler mais pour avoir une hausse très significative il faut souvent qu’un nouveau produit très prometteur arrive sur le marché avec une AMM accordée ce qui est loin d’être toujours le cas. Mon manque de connaissances me rendent très indécis

Mais la nuit porte parfois conseil -
compte tenu de mon profil : en retraite dans 2 mois, 65 ans , horizon placement plus de 5 ans, et étant donné la nature de mes questions existentielles :thinking: plutot que des titres vifs des secteurs cités pourquoi ne pas choisir des ETF thematiques de ces memes secteurs? plus de souplesse dans les montants, assurant de la diversification et probablement moins de risques de volatilité ? et si je veux avoir le frisson du jeu pour un tout petit pourcentage je « m’amuserai » avec des valeurs moins connues que j’essaierai d’évaluer afin de m’entrainer.

que pensez vous de ma démarche ?

Bonjour Quantix,

Je sais que sur de petites valeurs, il y a des gens qui ont bien réussi en analysant en détail la situation et les bilans des sociétés, et en en identifiant des sous-évaluées. A mon avis, c’est un sacré boulot et il faut aimer ça. Bon, d’un autre côté, je n’ai rien à dire, moi qui passe deux ou trois heures par jour à essayer de développer ma méthode “rainflow counted loop-erased random walks” en alternative à Black & Scholes pour la valorisation des options :smiley:

Cependant, pour un retraité normal, je ne suis pas sûr que le jeu en vaille la chandelle. Souvent, de plus, on attend longtemps que le marché se rende compte de la valeur qu’on a trouvée à la boite, parfois même très longtemps, et on finit par vendre un mois avant l’envolée… Loi de Murphy.

Perso, j’aime bien aussi avoir des titres vifs, même si la performance de l’ensemble n’est pas forcément très différente de celle d’un ETF, il n’y a rien de satisfaisant comme de voir une ligne faire du fois 2 quand bien même les autres stagnent. Pour les choisir, je crois qu’il ne faut pas se prendre la tête : les cours reflètent toujours pas trop mal l’opinion générale sur les performances futures, et qui sommes nous pour prétendre avoir une meilleure analyse que l’opinion générale ? En fait, il y a quand même des opportunités (à mon avis). En général, c’est après une grande variation, à la hausse ou à la baisse. Là, on peut facilement trouver des occasions où la réaction du marché a été exagérée ou au contraire trop timide. Une valeur qui vient de monter un grand coup peut soit continuer, soit consolider. Il est rare qu’elle stagne. Idem après une chute.

1 « J'aime »

Bonjour MichelO

je comprends ce que tu entends par performance des ETF sensiblement proche de l’ensemble de tes titres vifs et je te rejoins sur le plaisir que l’on peut avoir à voir sa mise croitre rapidement.
Je vois que tu as mis au point ta propre methode c’est impressionnant moi qui ne sait pas lire un bilan financier d’une entreprise.

Bonjour Quantix,

Ma méthode est une suite mathématique de ma carrière scientifique, ça n’a rien à voir avec savoir lire un bilan, ce que je ne sais que très approximativement faire (pour avoir aussi mis des billes dans les boites de mes copains). Pour l’essentiel, il suffit d’un peu de bon sens pour ne pas se laisser embarquer par certains communiqués les jours de publications des résultats. Je me répète, il ne faut pas se prendre la tête, la bourse est gentille avec ceux qui se contentent de ne pas faire de grosses erreurs.

Ok reçu 5/5
Et les grosses erreurs selon toi ? ce serait…quoi par exemple ?

Actuellement la plupart des valeurs en bourse auxquelles je m’intéresse semblent être au plus haut, y compris dans les ETF - les branches des arbres ne montent pas jusqu’au ciel semble être un adage. Par exemple les ETF thématiques sur l’intelligence artificielle - m’interessent mais depuis le mois d’avril ou un mini crash s’est produit après les annonces de Trump, elles ne cessent de monter.

Les plus grosses erreurs que je vois sont de croire que c’est son flair plutôt que la chance qui font que ça monte, et de moyenner à la baisse sur un truc qui ne veut pas monter. Il y a aussi ne pas admettre que de toutes façons on fera des erreurs et des mauvais choix, ça n’a pas d’importance du moment qu’il y en a aussi des bons.

Une valeur au plus haut est comme les autres : la moitié des gens pensent que ça va monter, et la moitié que ça va baisser. Même au plus haut, ça peut toujours être une bonne idée, et on a toujours la moitié des intervenants de son côté. Il faut couper ses pertes et laisser courir ses gains. Donc si tu avais acheté LVMH à 500, revendrais-tu ? J’ai regardé ce qu’en disaient les articles de presse le jour où ça a pris plus de 10%, globalement c’était les craintes (qui justifiaient la baisse antérieure) sont levées. Donc je ne revends pas, je garde juste un oeil sur comment ça se passe en Chine, au Moyen-Orient et aux USA. Le dollar est à niveau très bas, il peut aussi remonter, ce qui est plutôt favorable. Si ça baisse sans nouvelle information, j’achète. Si ça baisse avec de nouvelles informations, j’essaie de les évaluer, et j’achète peut-être aussi : souvent un truc qui monte et qui reçoit une information moyenne baisse exagérément, d’autant plus que les grosses valeurs prennent beaucoup d’investisseurs à contre-pied et que les mouvements sont exagérés.

L’IA, pour moi, c’est risqué mais probablement pas dans le très court-terme. Comme pour les technos et autres sociétés internet, un jour la bulle éclatera et à partir de là les survivants monteront de manière plus sereine. Il n’est pas mauvais d’avoir un volant de liquidités pour saisir les opportunités dans les mauvaises passes. il ne faut jamais être à quelques mois près pour investir, mais il ne faut pas non plus rester l’arme au pied à craindre trop.

Et surtout, il faut être satisfait de ce qu’on a choisi. Un bon investissement, c’est un qui permet de s’endormir facilement le soir en pensant à autre chose…

Je suis un peu perdu dans les frais -
Bon j’ai pris une formule starter chez fortunéo avec un ordre inf à 500€gratuit par mois sinon 0.35 % par ordre - bon ça j’ai compris
Mais sur une valeur - prenons par exemple un de mes ETF MSCI Emergents qui annonce des frais de gestion de 0.3 % par an et indique 30 euros si on sort après un an - cela signifie t il que si l’on revend ses titres au dela d’un an on paiera une somme forfaitaire de 30 € et ce quel que soit le montant des titres revendus ?

Je suppose que vous parlez du DIC de Amundi PEA Emergent (MSCI Emerging).
Il s’agit d’un exemple pour un investissement de 10000€ (c’est indiqué en haut du tableau).
0.30% par an pour 10000€ en un an = 30€

Ok oui je n’avais pas vu qu’il s’agissait d’un exemple -
Merci beaucoup - c’est indiqué quelques lignes au dessus mais je n’avais pas compris que le scenario se poursuivait plus bas - c’était sur une lecture de la fiche et non du DIC que j’aurais mieux fait de consulter en effet sur le DIC c’est très clair.

Dans la pratique vous ne réglez pas ces frais spécifiquement.
L’émetteur se sert directement sur les valeurs liquidatives et donc ce n’est pas explicitement visible.

En effet, c’est ce qu’on appelle des frais “transparents” pour l’investisseur. L’exemple donné porte souvent à confusion…

Intéressant sur le papier. Toutefois, le principal inconvénient soulevé dans l’article est clair : les performances sont moins bonnes qu’un ETF dividende réinvestis… avec plus de volatilité. Peut-être que l’on peut faire mieux avec un horizon de placement de 50 ans. Et encore ce n’est pas sûr.

Bref, si vous êtes néophytes, mieux vaut commencer par des ETF bien diversifiés. C’est basique et “boring”, mais cela reste efficace.

Enfin, pour le stock picking je ne me prends pas vraiment la tête : j’achète des actions avec des bons rendements historiques (dividendes). Donc le prix “au plus haut” n’est pas vraiment le sujet.

C’est comme acheter des parts de SCPI : je ne vais pas choisir les parts de SCPI “bon marché” ou qui peuvent potentiellement se valoriser. Ce qui m’intéresse ce sont les loyers. Je ne compte donc pas les revendre.

1 « J'aime »

Merci pour vos remarques oui dans un premier temps je vais rester sur des etf et pour le stock picking je j’engagerai qu’une faible part des sommes investies.

Concernant la diversification des ETF vous incluez les ETF thématiques ? Et également les ETF sur des indices plus cibles (cac 40 - dax - ftse 100 )
Par ailleurs je privilégie les ETF en euros car je ne maîtrise pas les frais de change et les variations de cours des autres monnaies

Ou bien tout simplement renforces les positions dejà en place.

Bon, alors autre question (puisque la précédente ne déclenche pas les passions :grinning_face_with_smiling_eyes:) : dans le cas ou un titre [qu’il s’agisse d’un ETF ou d’un titre coté en bourse ] qui ne serait plus éligibles au PEA - si j’ai bien compris il atterrit dans le compte titre nécessairement ouvert en parallèle. Quelles sont les conséquences fiscales ? peut on revendre immédiatement le titre et le placer sur le C courant ou racheter autre chose éligible - (en d’autre terme le PEA n’a t il d’intérêt que pour sa fiscalité avantageuse après 5 ans ?

Cela peut être une source de diversification en effet. On peut prendre la diversification d’un point de vue géographique, sectoriel, ou encore du niveau de risque.

Vous faites bien car cela peut vite devenir un casse-tête.

Alors, deux options existent :

  1. Le titre est automatiquement transféré vers votre compte-titres ordinaire (CTO), si vous en avez un auprès du même établissement.

    • Ce transfert se fait sans vente, donc sans imposition immédiate, mais le titre sort du PEA.

    • Les plus-values futures sur ce titre seront alors imposées au régime du CTO (flat tax à 30 %).

  2. Si vous n’avez pas de CTO, le teneur de compte peut vous inviter à le vendre, ou à ouvrir un CTO pour le transfert.

Mais attention, si vous sortez l’action de votre PEA, vous ne pouvez pas transférer directement le produit de la vente vers le PEA sans que cela soit considéré comme un nouveau versement, qui entre dans le plafond de 150 k€.

Donc en résumé, vous avez tout intérêt à vendre dans votre PEA si vous le pouvez, plutôt que ce soit transféré dans un CTO.

Merci pour ces précisions

ok mais l’action étant sortie du PEA n’est pas déduite du plafond des 150 000 ? Je veux dire par là : imaginons que le plafond soit atteint, puis 10 000 euros d’actions ne sont plus eligible et sortent du PEA, je ne peux pas racheter 10 000 euros d’actions eligibles dans mon PEA ?
Et comme c’est une sortie involontaire je suppose qu’elle n’est pas considérée comme un retrait et donc ne clôture pas le PEA.

Mais je comprends que si l’on peut anticiper une sortie de PEA…c’est mieux.
A ce sujet je ne suis pas certain que l’on puisse être informé à l’avance

Il y a quelques années, je détenais sur mon PEA des titres devenus inéligibles. On m’a proposé de transférer les titres sur un CTO et compenser par un versement en liquide du même montant pour que ce ne soit pas considéré comme un retrait.

Cependant, il semble que ça n’est pas toujours obligatoire. Par exemple, pour un PEA-PME, si la boite grossit et cesse d’être éligible pour cette raison, on a simplement l’obligation de ne plus en acheter.

D’accord - concernant toujours la fiscalité - les gains éventuels sur un CTO sont soumis à 30 % au total (flat tax + prelevements sociaux) - ils sont prélevés à la revente du titre ou bien faut il le faire apparaitre sur la déclaration de revenus et ils sont ponctionnés à ce moment là? - et même question pour les prelevements sociaux d’un PEA qui aurait plus de 5 ans

Bonjour Quantix,

Sur le CTO, les courtiers français calculent et effectuent les prélèvements pour les dividendes. Pour les plus-values, ils te fournissent dans l’IFU (imprimé fiscal unique) le montant de tes plus- ou moins-values que tu additionneras avec ceux des autres intermédiaires éventuellement avant de les reporter dans ta déclaration. Les 30% (ou 17.2 + ton taux d’imposition s’il est inférieur à 12.8) viendront dans ton avis d’imposition. Au cas où le prélèvement forfaitaire sur les dividendes aurait été plus élevé que ta situation fiscale ne l’exige, l’administration fiscale t’en remboursera le trop-payé. cf. image jointe.

Pour un PEA, le calcul n’est effectué que pour les plus-values quand tu retires des fonds. Le courtier fait une bête règle de trois, plus-values totales * montant retiré / valeur totale, et prélève les 17.2% de CSG avant de te virer les espèces. En revanche, tu touches les dividendes dans leur totalité, le cas échéant ils auront contribué aux plus-values globales comptées au moment du retrait.